#90
Returns/Retours

Fricatives (une visite)

Traduction de Luba Markovskaia et de Daoud Najm

     
     

I am afraid to own a Body —
Emily Dickinson

     

Par le hublot, des nuages aux crêtes d’écume.
De l’intérieur, je traverse le ciel,
m’installe dans la solitude familière du vol.

Je lis les lettres d’Emily Dickinson pour passer le temps.
En mai 1848, pendant sa première année d’école, loin de chez elle,
Em écrit qu’elle n’a pas été bien de l’hiver
et le cache à ses parents
de crainte qu’ils ne me ramènent à la maison.

Je me laisse porter vers les miens
et emporte Em avec moi.

*

L’aube s’étire au-devant.
Sous les draps familiers,
je dors aux sons de ses pieds feutrés,
du talon qui traîne sur le linoléum,
du tintement argenté, précis, de la théière.

Un froissement.
Les têtes séchées des chrysanthèmes
s’inclinent doucement.

Le jour, un décalque de l’autre.

Il met ses chaussures et elle dit : Mets ce manteau.
Jette un œil dehors.
Ou celui-ci, et le tire d’un cintre.

*

Mon père m’apprend que le légume le plus difficile à récolter
est la châtaigne d’eau.

Elle pousse dans les étangs et on la cueille à la main
en plein hiver.
Le froid lui prête son goût sucré.

Le printemps venu,
on peut planter ses cormes
et huit mois plus tard,
quand les chaumes jaunissent et meurent au premier gel,
c’est à nouveau le temps de la récolte.

*

Il est mort, dit ma mère, d’un ton détaché.
Dehors il neige et la ville, au dépourvu,
s’enlise sous la neige fondante.
Les roues s’emballent, les voitures figent aux tournants.

Assises à la table de cuisine,
on mange des arachides, on craque, dépose les écailles
sur de vieilles circulaires.

Le mois dernier, quelqu’un a appelé pour parler à mon père.
J’ai dit qu’il était pas là. On m’a dit de lui dire.
Tu l’as fait ?
Non.

Les écailles d’arachides s’empilent.

Quand le père de Em est mort, elle a écrit à ses cousins :
Père ne vit plus avec nous — il habite une nouvelle demeure.
Il n’a pas de jardin. Quand il est parti, on n’en faisait plus.

La neige, ici, entrave d’un coup l’année.
Rien ne germe, on ne travaille plus le bois.
Rien ne dégèle.

Cela fait plusieurs nuits, poursuit Em,
mais mon esprit n’est jamais rentré.
Un père aussi peut monter à bord d’un navire,
prendre le large et disparaître au loin.

Des pneus crissent, vexés. Des portières claquent.
Myosotis et forsythias.

*

Petite, mon père m’a révélé
le secret d’une longue vie :

les jours d’hiver, mange du radis blanc.
En été, du gingembre.

*

On se rend au coin de Fraser et de la 48e,
où l’odeur de canard rôti imprègne les rues
et brouille les intersections.

Beaucoup plus jeune, je pleurnichais pour rentrer
et abandonner la recherche du poulet.
Tous les bouchers disaient qu’il n’en restait plus
et mon dieu, il fait froid, est-ce qu’on peut s’en aller, enfin ?

Mon père se tient sur le coin,
le vent mordant ébouriffe son capuchon,
et il me dit tranquillement, déterminé,
S’il te plaît, peux-tu me donner plus de minutes ?

Cette fois nous sommes près du but : il y a des files chez tous les bouchers,
mais l’abondance d’oiseaux suspendus est prometteuse.
Je fixe leurs corps muets-plumés à travers la vitre
pendant qu’il demande à la femme aux doigts graisseux
la fraîcheur, le prix,
et oui, oui, ajoutez la tête.

Le couperet écartèle.
Quand je prends le sac,
je me souviens qu’un hiver, Em
a fait porter des poulets rôtis aux voisins d’à côté, la famille de son frère,
avec cette note :
Frère, Sœur, Ned.
Veuillez trouver ci-inclus les Oiseaux qui ne s’envolent pas vers le Sud.

*

Dîner du solstice.
Une fois la tête du poulet offerte aux ancêtres,
une fois que les hommes ont fini leur thé au salon,
une fois la farine de riz sucré pétrie et roulée en petites boules
entre les mains des femmes,
une fois les restants emballés
et que la cuisine, tout juste quittée, bourdonne encore,

j’étale de vieux journaux,
ouvre la boîte en étain (trop grande pour ce qu’elle contient :
une paire de ciseaux, un peigne en plastique, un tablier taché, plié)
et me prépare à couper les cheveux de ma mère.

Ma grand-mère évalue l’ampleur de la chute
et sort le balai.
Entre mes doigts, les cheveux de ma mère, si noirs,
anéantissent toute trace de gris.

Chacune son tour sur la chaise,
barrettes et pinces à cheveux
miroitent sous la lumière du four,
et si les heures du jour se dérobent à nous,
nous tranchons dans la nuit,
tournoyons les unes autour des autres, laissant tomber
les pointes, les balayant.

*

Mon mari me dit : On n’en a qu’un.

Quand il rêve à son père,
il s’accroche au sommeil, mais certains détails s’échappent toujours
par la porte arrière des heures
et le matin a cette façon d’entrer
avant qu’il puisse l’attraper,
a cette façon de couper le souffle, de dire :
Désolé, pas le choix.

Pendant un temps, mon mari faisait toujours le même rêve
où son père, radieux,
lui disait que sa mort n’était qu’une ruse,
un autre tour qu’il jouait à sa mère.

En se réveillant,
il levait la tête, l’air confus mais amusé,
comme si quelqu’un avait fait une blague et qu’il était le seul
à ne pas la comprendre. Il me regardait, hébété, et demandait :
Est-ce que tu viens de rire ?

*

Un peu plus de sérieux, un peu moins de badinage,
a écrit Em dans une lettre à son frère.

Mon mari aime raconter une histoire sur ses parents.
Elle montre comment quelques mots dans une langue étrangère
peuvent masquer et ancrer le ton final d’une question :
Pendant un souper, alors qu’il lui faisait encore la cour,
mon beau-père a appris à sa future épouse
une phrase qu’elle pensait vouloir dire :

Regarde, c’est juste là.

En réalité, elle a dit à un invité :

Avez-vous les yeux ou les couilles d’une guêpe ?

La perfection et l’aisance, la probité dans l’erreur.

Je pense à mon père quand mon ordinateur
remplace tu memanques par tu me mens.

Et malgré plus de soixante ans passés ici,
quand il commence une phrase par
Pour être honnête avec toi
ça sonne toujours comme
Pour être un être avec toi.

*

Mon père traversait des amours en ruines.

La dernière pomme de l’arbre de ma grand-mère
n’est pas complètement tombée.
Dans sa chute elle s’est logée
entre deux branches,
coincée là tout l’automne, un pied au-dessus du sol.

Chair rabougrie, peau mince,
elle recueille maintenant la neige, la porte comme un bonnet de nuit
et dormira jusqu’à la nouvelle année.
Ma mère et moi soutenons ma grand-mère
et avançons vers la voiture.

Mon père traversait des amours en ruines.

Il est assis, immobile, et le moteur tourne.
Nos pas sont lents, mais la pomme dans sa chute
file vers sa fin subite.

L’unité de mesure de l’amour.
La durée de décembre.

*

Un nuage tombe à genoux
au bord de la route
et la neige fond.

Les vitres ruissellent
et les minutes ralentissent
dans la lumière fauve.

Dans le salon,
ma grand-mère, myope,
est assise trop près de la télé
qui murmure
un téléroman chinois.

Son émission terminée,
elle nous rejoint dans la cuisine pour un thé de narcisse,
insiste pour qu’on reste assis et lentement
fait son chemin vers le comptoir,
lève la main vers sa tasse.

Ma mère l’observe,
prête à s’élancer de sa chaise
comme un oiseau sur une corniche,
un souffle avant l’envol.
Mon père tourne la page,
puis presse et serre les mains.
Je sais que l’humidité le fait souffrir.

Il existe un mot chinois
à mi-chemin entre l’empathie
et la sympathie.

Xinteng, c’est une façon particulière
d’éprouver du chagrin et une douleur partagée,
mais seulement pour un être aimé.

Distendus, les symboles xin (n. cœur)
et teng (v. affectionner, adorer ; n. douleur, ou mal)
se contractent et vous enlacent en une intime étreinte.

Une exception :
Em éprouvait-elle ce sentiment pour des inconnus,
en observant les cortèges funèbres passer sous sa fenêtre ?
Elle se souciait de plus en plus des processions qu’elle voyait,
s’exerçait à l’art des mots de condoléances.

La veille, ma mère m’a appris
que ma grand-mère n’avait plus rien.
Les bijoux et le jade, tout avait déjà été partagé, donné
à ses filles, sauf une alliance
et les épingles à cheveux en or, tordues, de sa belle-mère.

Elle a dit : On pleure et on pleure
et on s’endort
et on sent ses os
se ressouder
le matin venu,

et je me suis rappelé les années qui autrefois s’étalaient
comme une vaste autoroute déferlante,
avec, au-devant, le mirage de l’eau
qui reculait et s’évaporait à notre approche.

Em a écrit :
J’ai souvent pensé à toi depuis l’obscurité
– même si la nuit nous sépare.

Mais c’est le soir.

Le soir.

L’aplanissement du jour,
un équilibre de fin d’après-midi.

*

Curieusement,
ils n’ont plus peur du froid.
La buée s’accumule sur les vitres,
des flaques sur les bords des fenêtres. On ne les essuie pas.

Mes parents laissent une fente ouverte
tout au long de l’année.

Un chandail duveté
jeté sur le dos d’une chaise
prend la forme du bois.

Quand ils me laissent aller,
un vent s’installe entre nous,
on dirait un corps, chaud et vivant ;
il dit qu’il reviendra,
qu’il vient du nord,
qu’il doit partir.

*

À sa mort,
On a placé Em dans un cercueil blanc,
des violettes à la gorge,
des héliotropes serrées entre les mains.

Elle avait demandé que les porteurs
la sortent par la porte arrière,
par le jardin et le pré,
puis l’emmènent directement au cimetière
pour éviter les regards étrangers.

Pour Em, les anges étaient terrestres,
le paradis se trouvait ici-bas.
Après ma visite, quelque part sur Terre,
un ange a découvert une planète sans étoiles.

Elle parcourt l’arrière-pays thalassique de l’espace,

en orbite autour du rien absolu,

et je suis soulagée

de savoir que quelque chose d’aussi grand
peut tout de même errer.

Fricatives (a visit)

Gillian Sze

     
     
     
     

I am afraid to own a Body —
Emily Dickinson 

     

Through the window, spume-crested clouds.
From inside, I ride the sky,
settle into the usual loneliness of flying.

I read The Letters of Emily Dickinson to pass the time.
In May 1848, during her first year away at school,
Em wrote to say that she had not been well all winter
and refrained from telling her parents
lest the folks should take me home.

I float towards my parents
and take her with me.

*

Dawn stretches forward.
Beneath familiar sheets,
I sleep to the sounds of her slippered feet,
the scuff of heel against linoleum,
the precise silver clink of the kettle top.

A rustle.
The dried heads of chrysanthemums
bob and soften.

The day is a rubbing of another one.

Wear this jacket, she says, as he puts on his shoes.
A glance outside.
Or this one, she says, tugging it off a hanger.

*

My father tells me that the toughest vegetable to harvest
is the water chestnut.

They grow in ponds and are collected by hand
in the middle of winter.
The chill lends to the chestnut’s sweetness.

Come spring,
you can plant the corms
and in eight months
when the culms yellow and die off from the first frost,
it’s time to harvest once again.

*

He’s dead, my mother says, matter-of-factly.
Outside it snows and the city, unprepared,
lies helpless beneath the slush clogging its streets,
keeps its cars spinning or stuck at their turns.

We are sitting at the kitchen table,
eating peanuts, cracking and disposing shells
onto old flyers.

Last month someone called, asking for my father.
I said he wasn’t home. They told me to tell him.
Did you?
No.

The peanut shells pile up.

When Em’s father died, she wrote to her cousins:
Father does not live with us now — he lives in a new house.
He hasn’t any garden because he moved after gardens were made.

The snow here suddenly arrests the year.
Nothing sprouts, no wood is worked.

Nothing thaws.

Though it is many nights, Em continues,
my mind never comes home.
A father, too, may board a ship,
sail, and grow faint with the farthest ripple.

Tires squeal, vexed. Car doors slam.
Forget-me-nots and forsythias.

*

When I was small, my father told me
the secret to a long life:

In the days of winter, eat white radish.
In summer, eat ginger.

*

The two of us drive to Fraser and 48th
where the smell of roast duck wafts through the streets
and confuses the intersections.

Much younger, I whined to go home
and abandon the search for a chicken.
All the butchers said they were sold out
and good god, it’s cold, can’t we just go already.

My father stood at the corner,
the stiff wind ruffling back his hood,
and he said quietly, determined,
Please, can you give me more minutes?

This time we’re close: there’s a line-up at all
the butchers
but the abundance of hanging birds looks promising.

I stare at their mute-plucked bodies through the glass
as he asks the woman, her fingers greasy,
about freshness, the price,
and yes, yes, include the head.

The cleaver quarters.
When I take the bag from her,
I remember how one winter, Em
sent roasting chickens next door to her brother’s family,
along with a note that read:
Brother, Sister, Ned.
Enclosed please find the Birds which do not go South.

*

Solstice dinner.
After the chicken’s head is offered to ancestors,
after the men finish their tea in the living room,
after sweet rice flour is kneaded and rolled into small balls
between the hands of women,
after the leftovers are packed away
and the kitchen still hums of a place just used

I spread out old newspaper,
open the tin box (too large for its contents:
a pair of scissors, a plastic comb, a folded stained apron)
and prepare to trim my mother’s hair.

My grandmother assesses the fallen
and takes out the broom.
Between my fingers, my mother’s hair is black enough
to overwhelm any peeks of gray.

We take turns in the chair,
barrettes and bobby pins
glimmering under stove light,
and though we are cheated of the day’s hours,
we cut into the night,
circling each other as we let fall
and sweep up the ends.

*

My husband tells me, You only get one.
When he dreams of his father,
he grasps at sleep but details always slip out
through the hour’s back door
and the morning has a way of coming in
before he can get a hold of it,
has a way of stopping breath, of saying,
Sorry, I have to.

For a while, my husband kept having the same dream
where his father, beaming,
tells him that his death was all a trick,
another joke to play on his mother.

When he woke,
he’d raise his head, looking confused but amused,
as if someone made a crack and he was the only one
who didn’t get it. He’d look at me, vague-eyed, and ask,
Were you just laughing?

*

A little more of earnest, and a little less of jest,
Em once wrote in a letter to her brother.

My husband’s favourite story about his parents
shows how a few words in a foreign language
can mask and moor the final lift of a question:

One dinner party, while still courting,
my father-in-law taught his soon-to-be-wife
a phrase she thought meant,

Look, it’s right over there.’

In actuality, she uttered to a guest,

Do you have eyes or the balls of a wasp?’

Perfection and fluency, the earnestness in error.

I think of my father when even my computer
changes ‘I missyou’ to ‘omissions.’

And despite the better of his sixty years here,
when he begins a sentence with
To be honest with you’
it always sounds like
To belong to you.’

*

My father moved through dooms of love.

The last apple of my grandmother’s tree
hasn’t fallen completely.
On its way down it lodged itself
in the nook of two branches,
and stuck there all fall, a foot above ground.

Now a shrivelled pulp, skin thin,
it collects snow, wears it like a nightcap,
and will sleep through the new year.

My mother and I grip onto my grandmother
as we make our way to the car.

My father moved through dooms of love.

He is motionless, sitting with the engine running.
We are slow, but the fall of the apple –
swift to its abrupt end.

The unit measure of love.

The life span of this December.

*

A cloud drops to its knees
at the side of the road
and the snow melts.

The panes stream
and the minutes slow
in the tawny light.

In the living room,
my grandmother, myopic,
sits too close to the television
as it murmurs
a Chinese soap opera.

After her program
she joins us in the kitchen for narcissus tea,
insists we stay seated as she slowly
makes her way to the counter,
lifts a hand for her mug.

My mother watches
while half-lifted off her chair
like a bird at a ledge,
a breath before take-off.
My father turns the page
and then presses and clamps his hands together.
I know the damp makes them ache.

There is a word in Chinese
that means something between empathy
and sympathy.

Xinteng is a particular way
of feeling sadness and mutual pain,
but only for someone you love.

Pulled apart, the symbols xin (n. heart)
and teng (v. be fond of, adore; n. pain, or ache)
spring back to clasp you in a private embrace.

An exception:
did Em, who would observe funeral processions
from her bedroom window, feel xinteng for strangers?
She grew preoccupied by the services she could see
and became skilled at crafting letters of condolences.

The night before, my mother told me
how my grandmother had nothing left.
All jewels and jade were already divided, given
to her daughters, save for a wedding band
and her mother-in-law’s crooked gold hairpins.

She said, You can cry and cry
and sleep
and feel your bones
come back together
in the morning,

and I recalled years that once stretched out
like a long, rolling highway,
remembering what looked like water up ahead
just recede and vanish as we drove closer.

Em wrote once,
I have thought of you often since the darkness,
– though we cannot assist another’s night.

But it is evening.

Evening.

The levelling of the day,

a balance at the end of the afternoon.

*

Somehow,
they no longer fear the cold.
Single-paned windows collect vapours,
puddles at the sills. They go unwiped.

My parents leave a crack open
throughout the year

a fuzzed sweater
flung across the back of a chair
shapes itself to the wood.

When they release me,
a wind comes between us,
feels like a body, warm and live;
it says that it will come back,
that it comes from the north,
that it has to go.

*

When Em died,
she was placed in a white casket,
wearing violets across her throat,
heliotropes clasped in her hands.

She left instructions to have the pallbearers
take her out the back door,
through the garden and meadow
and straight into the cemetery
in order to avoid the eyes of strangers.

For Em, angels were earthbound,
heaven was found below.
After my visit, somewhere on earth,
an angel discovered a planet without a star.

It just moves through thalassic hinterlands of space,
orbiting absolutely nothing,
and I’m relieved
to know that something so large
can still wander.

Notes

Excerpts of Emily Dickinson are from The Complete Poems of Emily Dickinson (1976), The Letters of Emily Dickinson (2011), and The Life and Letters of Emily Dickinson (1972).

“My father moved through dooms of love” is borrowed from E. E. Cummings.

Luba Markovskaia est docteure en littérature française, traductrice et réviseure linguistique. Notes de terrain pour la toundra alpine, sa traduction de Field Notes for the Alpine Tundra de la poète canadienne Elena Johnson, paraîtra en 2020 dans la collection « Jardin de givre » des Presses de l’Université du Québec.

Gillian Sze is the author of nine poetry collections, including Peeling Rambutan, Redrafting Winter, and Panicle, which were finalists for the QWF’s A. M. Klein Prize for Poetry. Originally from Winnipeg, she now resides in Montreal where she teaches creative writing and literature.

Après avoir enseigné la littérature au Collège de Maisonneuve, Daoud Najm s’adonne aujourd’hui à l’édition et à la traduction, en plus de diriger la revue Spirale. En 2018, il a fait paraître une traduction de l’essai de Ken Setterington, Branded by the Pink Triangle, aux éditions du Septentrion.